Tendances TI 2017

Que nous réserve 2017 en TI? 5 tendances à surveiller

Cybersécurité, Internet des objets, « big data », biométrie: plusieurs révolutions se préparent dans les milieux des TI. Coup d’œil sur quelques-unes d’entre elles, qui devraient gagner du terrain en 2017.

La sécurité biométrique

Dans son étude TMT Predictions 2017, Deloitte indique que la base active des dispositifs de lecture d’empreintes digitales franchira le milliard d’unités. En effet, pas moins de 40 % des appareils cellulaires seront dotés d’un lecteur d’empreintes digitales d’ici la fin de l’année, un bond de 10 % depuis l’an dernier. Il y a 3 ans, seuls les modèles haut de gamme incluaient de telles fonctionnalités. D’ici 2010, les dispositifs biométriques seront intégrés à tous les modèles, y compris ceux d’entrée de gamme, les ordinateurs portables et les télécommandes. Deloitte prétend que les organisations, notamment les institutions financières, les commerçants en ligne, les médias et les gouvernements, ont avantage à tirer profit de cette technologie afin de permettre à leur clientèle de s’authentifier rapidement et sécuritairement.

Les applications intelligentes

Le domaine des applications intelligentes devrait connaître des avancées majeures. À petite échelle, les assistants personnels virtuels, comme Siri, Cortana et Google Now, nous ont donné un bon aperçu de leur utilité. Les prochaines années verront poindre plusieurs innovations qui transformeront les entreprises. Certains évoquent l’optimisation des processus de travail, notamment par la priorisation des courriels selon des contenus spécifiques. Plus encore, les applications intelligentes pourraient bonifier toutes les facettes d’activités : sécurité, production, service à la clientèle, etc. Selon Gartner, d’ici deux ans, les 200 plus grandes entreprises de la planète miseront sur les applications intelligentes pour améliorer leur rentabilité.

 L’Internet des objets

Maisons, entreprises, villes aspirent à se doter de technologies intelligentes afin d’accroître leur productivité, d’améliorer leur fiabilité et de limiter la consommation de ressources. L’Internet des objets est la prochaine révolution technologique qui devrait bousculer tous les secteurs de l’activité humaine. Selon l’Union internationale des télécommunications, il s’agit d’interconnecter des objets physiques ou virtuels par l’entremise des technologies. Gartner prédit que 26 milliards de dispositifs seront fonctionnels d’ici 2020.

Concrètement, ils prendront la forme de dispositifs médicaux de pointe, de capteurs d’automatisation industrielle, d’applications robotiques industrielles, de capteurs visant à accroître le rendement agricole, de systèmes de surveillance d’infrastructures routières ou ferroviaires, etc. Qu’il s’agisse de prévenir les pertes dans le domaine de l’assurance, notamment par la création de protections basées sur les comportements de conduite, par exemple, l’amélioration de la sécurité des données dans le secteur bancaire, la détection de fuites dans les systèmes municipaux ou encore la mise au point d’appareils et de services de santé, la création de technologies de construction intelligentes, toutes les sphères de l’économie et de l’activité pourraient en profiter.

Le « big data »

Plus que jamais, les données recueillies par l’entremise des technologies sont le nerf de la guerre pour bien des organisations. Si elles font craindre des atteintes à la vie privée, elles représentent également de formidables avenues d’innovation. Santé, finance, sécurité, marketing, divertissement, éducation pourront puiser parmi un vaste bassin de données pour déployer des offres finement personnalisées.

La cybersécurité

La plupart des experts s’entendent pour dire que, dès 2017, les attaques par déni de service (distributed denial of service attack, ou DDoS) seront en recrudescence. Et non seulement elles se multiplieront, mais elles seront plus sophistiquées. Pourquoi? Parce que le nombre d’objets connectés recourant à des codes obsolètes, des applications et des systèmes d’exploitation obsolètes, qui n’ont pas été mis à jour et qui comportent des vulnérabilités connues des cybercriminels augmente. Les infrastructures financières sensibles, notamment les banques centrales de différents pays, sont évidemment dans la mire de ceux-ci, mais aussi les individus, qu’ils cherchent à duper par différents procédés, dont l’hameçonnage. Les techniques des cybercriminels se raffineront. C’est pourquoi les spécialistes de la cybersécurité seront de plus en plus sollicités et devront s’adapter plus rapidement que jamais.

TI, Web