Implanter un programme de conciliation travail-famille : 3 étapes clés

La conciliation travail-famille est résolument dans l’ère du temps. Tout le monde en parle! Pas étonnant, puisqu’il s’agit d’un puissant levier pour favoriser la rétention du personnel. Plus encore, c’est un gage de motivation et d’engagement des employés et un élément clé de leur satisfaction au travail. Comment implanter un programme de conciliation travail-famille? Rappel des principales étapes à franchir.

Des avantages majeurs

Pour l’organisation, instaurer un programme de conciliation travail-vie personnelle s’accompagne d’une foule d’avantages notables qui justifient à eux seuls sa mise en place :

  • Image plus attrayante pour les chercheurs d’emploi et la clientèle
  • Moins d’absentéisme et de présentéisme
  • Accroissement de la productivité, de la créativité et de l’efficacité des employés
  • Attraction des employés et fidélisation de ceux déjà en poste.

Étape 1 : Analyser la situation et établir un diagnostic

Quand il s’agit de l’instauration d’un programme de conciliation travail-famille, le succès repose en partie sur la volonté de l’organisation d’aller de l’avant. À partir du moment où vous obtenez l’accord des hautes instances et où vous avez la certitude qu’elles porteront le dossier avec vous, vous pouvez vous lancer.

Premièrement, dressez un inventaire exhaustif des pratiques de gestion en vigueur dans votre organisation. Vous avez adopté les horaires variables? Vous permettez à vos employés de travailler à distance de façon occasionnelle? Vous offrez un service de nettoyeur ou de traiteur? Notez toutes les mesures qui permettent à vos employés de mieux agencer vie personnelle et vie professionnelle.

Deuxièmement, prenez le temps de consulter ces derniers afin d’en savoir plus sur leurs responsabilités familiales. Allez droit au but : demandez-leur quelles sont leurs attentes en matière de conciliation travail-vie personnelle. C’est le moment d’établir une liste des actions qui pourraient leur refiler un coup de pouce et les aider à mieux harmoniser les différentes sphères de leur vie. En les faisant participer à la démarche, vous les mobiliserez et les sensibiliserez à la question.

Étape 2 : Vous donner un plan d’action et l’appliquer

À partir de l’information que vous aurez recueillie à l’étape précédente, élaborez un plan d’action bien ficelé. Y a-t-il des mesures qui méritent d’être consolidées et déployées plus largement et plus officiellement? Quelles mesures pourraient être ajoutées à celles qui sont déjà en place? Considérez le tout en fonction des ressources et du budget disponibles, mais gardez à l’esprit que votre démarche est davantage un investissement dans votre capital humain et un formidable moyen de conserver vos meilleurs employés, ce qui, ultimement, est rentable à long terme.

Parmi les facteurs de succès :

  • Une communication ouverte et constante entre les membres de la direction, les employés et le service des ressources humaines;
  • La cohérence entre le discours de l’organisation et ses actions; c’est pourquoi la haute direction doit approuver les orientations proposées et démontrer que la conciliation travail-vie personnelle fait partie intégrante de la culture de l’entreprise;
  • L’adhésion des employés et leur mobilisation;
  • Un solide plan de communication. Faites la promotion de votre programme dans l’entreprise, à l’interne, mais aussi sur l’affichage des postes à pourvoir, les médias sociaux, le site Web de l’organisation, etc.;
  • La mise en place d’un comité et le choix d’un porte-parole.

Les mesures que vous pourriez mettre en place sont pratiquement infinies. Certaines touchent l’aménagement du temps de travail : à domicile, en télétravail, à horaire variable, semaines comprimées, possibilité de temps partiel, etc. D’autres viseront à offrir certains services aux employés : services alimentaires, services à domicile, conciergerie, etc. Plusieurs mesures peuvent s’ajouter à la gamme d’avantages sociaux que votre organisation offre déjà : banque de congés, bonification au régime de congé parental, soutien financier pour des services de garde, abonnement dans un centre d’entraînement, établissement d’un service de garde en milieu de travail, etc.

Étape 3 : Suivi et ajustements

Après la mise en place de toutes ces mesures, attendez-vous à devoir apporter des ajustements au fil du temps, en fonction de l’expérience que vous acquerrez et des commentaires que vous recueillerez. Les besoins évoluent, aussi votre programme devra-t-il évoluer au rythme de ceux qui émergeront. Pour bien en mesurer le rendement, n’oubliez pas d’instaurer des indicateurs de performance : taux d’absentéisme et de roulement, rendement, mobilisation du personnel, etc.

Il serait bon, avant même d’instaurer le programme, de réaliser un sondage portant sur certains des indicateurs que vous souhaitez inscrire à votre tableau de bord afin de pouvoir en mesurer les retombées après un an ou deux. Évitez d’escamoter l’étape de l’évaluation. Elle vous permettra de mieux cibler les besoins, les failles de vos initiatives et de combler les lacunes, le cas échéant.

Envie d’en faire plus?

Votre organisation a déjà un programme étoffé de conciliation travail-vie personnelle? Bravo! Si vous souhaitez en faire plus ou évaluer vos actions en fonction des meilleures pratiques, sachez qu’il existe une norme du Bureau de normalisation du Québec concernant la conciliation travail-famille, la certification CTF. Au terme d’un processus rigoureux de certification, les organisations certifiées obtiennent un net avantage sur les autres organisations, notamment en matière de recrutement et de rétention du personnel.

Votre entreprise a mis en place des mesures de conciliation originales et efficaces? Partagez-les avec nous!

Source : Emploi-Québec, Pratiques d’attraction, de mobilisation et de rétention de la main-d’œuvre, 2012.

Conciliation travail-famille, Recrutement et RH